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Le vrillage négatif

Conception - plans


Vrillage négatif et stabilisateur par Laurent Buissyne et Thierry Souin (Extraits du forum RCPilot)


Les questions posées à Laurent Buissyne et Thierry Souin

A. Vrillage négatif:
Sur la plupart de leurs conceptions les ailes sont vrillées négativement à leur extrémité.
Sauf erreur de ma part cela permet que l'aile décroche d'abord en son centre et ensuite aux extrémités (les ailerons étant situés aux extrémités on conserve le roulis)

1. quand prévoyez-vous un vrillage négatif dans vos conceptions ?

2. si un vrillage est prévu, quels éléments en déterminent l'ampleur ?

3. quelle est la méthode pour déterminer la hauteur d'une cale sous les nervures pour obtenir le vrillage souhaité ?

4. pourquoi concevoir un plan avec une cale de construction plutôt qu'avec des talons de nervure (affaire de gout uniquement ?)

5. plus précisément pour Thierry: quel est le vrillage de l'aile du MS 406 et du Mohawk Pinto.

B. Stabilisateur:
Sur certaines semi-maquettes, le stabilisateur est visiblement surdimensionné. Quelle en est la raison ?

Thierry Souin

Personnellement il est assez rare que je prévoie un vrillage négatif, j'ai du le faire une fois pour le Mauboussin Corsaire qui présentait un effilement important (rapport entre la corde au saumon et la corde à l'emplanture). Le vrillage négatif en bout d'aile permet en principe de retarder le décrochage au saumon (basse vitesse et grands angles d'incidence) et d' en amortir les effets parasites (départ declenché sur une aile etc...). A priori plus il y a d'effilement et de charge alaire plus il faudrait
en mettre.

Pour déterminer la cale à utiliser, superposer les calques des nervures concernées avec les axes de référence (pointe de b.a. / extrémité du b.d.f.) tracées pour chacune, en donnant à la nervure d'extrémité la différence de calage souhaitée (je dirais 1°5 à 2°)et déduire les cotes de la cale. Attention pour une aile construite l'extrados sur le chantier, le bord d'attaque doit remonter (ça peut paraitre évident mais une erreur d' étourderie est vite arrivée...). Lorsqu'il m'est arrivé d'induire du vrillage négatif, je l'ai fait démarrer au niveau de l'emplanture de l'aileron.

Je trace le plan avec une cale de construction tout simplement parce que je dessine encore à l'encre de chine (Ah les dinausores !!) et je limite ainsi les tracés fastidieux. Compte tenu également de mes habitudes de montage, j'estime gagner du temps.

Je n'avais pas prévu de vrillage d'aile sur le Morane 406, ni sur le Mohawk Pinto (Clark Y pour ce dernier, construction avec l'intrados contre le chantier).

Sur certaines semi-maquettes le stabilisateur est surdimensionné pour assurer un amortissement en tangage confortable (comportement en décrochage amélioré) et procurer un pilotage plus sécurisant qu'en gardant le volume de stabilisateur d'origine. Ce n'est pas le cas pour les deux modèles sus-cités, d'où l'emploi de profils à faible Cmo sur le Morane.

Laurent Buissyne

Pas mieux, Thierry a très bien répondu à votre question.
Fort effilement + charge alaire moyenne = nécessité de vrillage négatif pour calmer le décrochage et le comportement en virage serré.

J'adopte en général entre 1,5 et 2 ° de vrillage, réparti sur toute l'envergure


Jean-Louis MOINY Vendredi 6 Février 2009