Essais longue durée

Twister Multiplex



Twister Multiplex
Essais publié dans le N°46 de RC Pilot.
Lors de la séance photo visant à immortaliser en vol le Twister de chez Multiplex, le vent était plutôt fort et les qualités de vols de ce jet nous avaient déjà vraiment étonnés. Depuis cette première séance, le Twister a continué à accumuler les vols dans différentes conditions météo et voici le bilan après un mois d’essais intensifs !

Je rappelle que les essais du twister ont été menés avec deux types de pack : un 3s1P xpower 2200 mAh portant la masse à 920 gr (version légère) ou bien un 3s1P xpower 4000 mAh (version lourde) amenant la masse à 1050 gr soit 16% de plus que les 880 gr annoncés par Multiplex. Vous trouverez les débattements adoptés et position du centrage dans l’essai publié dans le numéro 46.

Le lancé

Avec un vent supérieur à 20km/h, le lancé en totale autonomie par le pilote est aisé et sans risque pour le jet (quel que soit le pack installé). Dans ces conditions, le twister sera lancé avec une très légère pente ascendante, il est inutile de courir et une bonne impulsion suffit. En l’absence de vent ou par vent très faible, la possibilité de lancé soi-même ce jet est toujours possible. Il faut alors le lancer un peu plus vigoureusement sous un angle de 15 à 20°. Dans ces conditions avec le pack « léger », le twister ne chute pratiquement pas et il laisse le temps de récupérer la radio à deux mains. Ce temps suffit à la turbine pour bien accrocher et on peut dans la foulée attaquer une montée. Avec le pack « lourd » et en appliquant le même lancé, le twister a tendance à descendre, il est donc préférable de trimmer la profondeur de 3 ou 4 crans à cabrer avant le lancé. Dans tous les cas et pour le tout premier vol, il convient de se faire aider par une tiers personne pour le lancé, c’est sécurisant et le lancé en totale autonomie ne pourra s’effectuer qu’une fois la machine réglée.

Le décrochage

Les conditions de vols à basse vitesse et par vent fort sont décrites dans l’essai. En l’absence de vent, Le comportement change, forcément ! Après avoir coupé la turbine et amené la profondeur plein cabré, le twister entame une descente avec un fort taux de chute, il reste contrôlable aux ailerons mais avec des oscillations sur l’axe de roulis d’environ 20° de chaque coté. Ce comportement reste le même que ce soit pour la version légère ou lourde.

La vrille

Malgré l’absence de dérive, on peut néanmoins tricher avec les ailerons pour mettre en vrille le twister. Ce qui est comique avec cet avion, c’est qu’il sort tout seul de la vrille en relâchant les manches mais il est par contre plus dur de provoquer cette vrille. L’entrée peut donc se faire de la manière suivante : couper la turbine et, sans attendre que la vitesse chute trop, cabrer la profondeur pour donner de l’incidence sans pour autant partir en looping ! La vitesse va alors chuter très rapidement alors que le twister va prendre un peu d’altitude, avant que le nez retombe, vous braquer à fond les ailerons (le sens n’a pas d’importance). Le twister bascule alors sur l’aile et, après une courte hésitation, entre en vrille. Cette dernière s’effectue avec un taux de rotation lent et la perte d’altitude est estimée à une dizaine de mètres par tour. La masse de l’avion ne semble pas avoir d’importance sur cette figure. Il arrive parfois qu’avec la profondeur cabré et les ailerons en buté à gauche, le twister reste parfaitement à plat dans le ciel (par vent fort), il faut alors braquer les ailerons à fond à droite pour le faire partir en vrille à droite.

Le vol lent

Avec un quart de la puissance, la vitesse chute mais le twister vol encore fort bien, il faut juste le soutenir un poil à la profondeur et ne pas trop l’incliner en virage pour ne pas aggraver la perte de vitesse. Le comportement reste sain. Mais même si le twister accepte de voler lentement, on s’amuse bien mieux avec la pleine puissance.

La solidité

Twister Multiplex
Il est costaud le bougre, j’ai tenté pour vous l’atterrissage dos involontaire en arrivant un peu trop lentement, il restait un mètre sous la « quille » lorsque le twister m’a gratifié d’un magnifique demi tonneau pour ensuite rejoindre rapidement le sol !! Bon, il y avait du vent et les turbulences à proximité du sol ont eu raison de la stabilité du twister mais pas de sa structure qui n’a rien eu ! Pour la solidité, le seul point faible provient des extrémités avant des « bidons » marginaux. Comme toute partie saillante sur un avion, ils sont aux premières loges et, bizarrement, sont vulnérables lors de l’atterrissage dans les herbes hautes (une vingtaine de centimètres suffit). En effet, les herbes glissent le long du bord d’attaque pour venir se coincer au niveau de la jonction avec le bidon. La sanction est immédiate avec « section » nette de l’extrémité avant du bidon. Lorsque j’ai « coupé » mon premier bidon, j’avais mis cela sur le coup d’une vitesse excessive à l’atterrissage mais le problème s’est présenté de nouveau alors que la vitesse était bien moins élevée. En résumé et, aussi tolérant qu’il soit en vol, le twister réclame un gazon bien tondu pour se poser sans risquer de rencontrer ce souci. J’ai donc placé une fine corde à piano incurvée entre la pointe avant du bidon et le bord d’attaque afin d’empêcher aux herbes de venir s’y coincer. le système fonctionne à merveille et il reste discrêt (sur la photo, les deux traits rouges indiquent l'emplacement des bouts de c.a.p qui pénetrent dans l'aile et le bidon). Inutile de dire que l’usage d’une piste en dur sera à proscrire au risque d’y laisser rapidement une bonne partie du dessous de la tuyère !

La vitesse

Autant ce paramètre est rarement évoqué dans l’essai d’un modèle réduit, autant ici il semble intéressé les lecteurs ! C’est un peu normal, il s’agît d’un jet ! N’ayant rien sous la main pour mesurer ce paramètre, je me suis contenté d’évoluer en patrouille avec un autre avion, en l’occurrence, le Propaganda de Topmodel. Il s’agit d’un petit multi relativement fin et bien motorisé (thunder tiger 46, hélice graupner 11x6). Piloté par Jérôme Meuland, le Propaganda a donc évolué en parallèle avec mon Twister. Et bien les vitesses sont quasiment identiques avec un très léger avantage pour le twister, ce qui n’est déjà pas si mal compte tenu de la vitesse déjà intéressante du Propaganda. Dans ces conditions, le twister laisse sur place tous les trainers un peu plus gros. Il est d’ailleurs amusant de simuler des interceptions vers les avions de début sillonnant le ciel du terrain, on s’approche à une vitesse à peine supérieure puis plein pot et l’accélération qui suit laisse sur place le malheureux…

La visibilité

Elle est relativement bonne à moins de 150 mètres et sous un bel éclairage avec un beau soleil bien dégagé. Elle se dégrade un peu avec l’éloignement et devient très mauvaise en contre-jour : la silhouette étant trapue, la faible envergure rend difficile l’estimation de l’inclinaison en roulis. Les cocardes aident un peu mais beaucoup moins que je l’avais imaginé.

Mardi 7 Août 2007
Laurent Buissyne



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