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Technique

Construire vite en 10 leçons

Lorsque je discute avec d’autres modélistes, il y a une question qui revient toujours : Comment fais-tu pour construire si vite ? Il est vrai que je présente régulièrement aux lecteurs mes créations mais au total, je ne construis pas plus de 4 à 5 avions par an. Voici donc quelques conseils pour augmenter votre productivité.



1. S’y tenir

Admettons que vous ayez choisi votre prochain modèle : un Corsair par exemple. La boite du kit est posée et ouverte sur votre chantier, si vous partez d’un plan, ce dernier est déroulé sous vos yeux. Vous vous imaginez déjà aux commandes de ce mythique warbird alors, suivez mon premier conseil : Interdiction d’attaquer la construction d’un autre modèle tant que le Corsair n’aura pas effectué son premier vol ! C’est dur mais c’est la seule façon pour terminer un avion. Sinon, vous allez vous retrouver avec trois, voire quatre avions en construction et rien pour voler ! Je suis passé par-là et je sais de quoi je parle !

2. Préparer son travail

Si vous partez d’un kit, commencer par regrouper les différentes pièces en fonction de leur destination : aile, fuselage, empennage. Ce travail de préparation vous évitera de perdre du temps lorsqu’il faudra rechercher dans une boite bien remplie le petit gousset n°25 nécessaire à la fabrication de la dérive. De plus en voyant dès le départ la fonction de chaque pièce, on gagne du temps sur l’assemblage. Si la réalisation du modèle est basée sur un plan, je vous conseille de découper dès le départ la totalité des pièces pour être au plus vite débarrassé de cette étape longue et ennuyeuse.

3. Regrouper la totalité des éléments nécessaires

Pour faire suite à la préparation du travail, essayer dans la mesure du possible de regrouper les différents constituants de votre futur modèle : moteur, échappement, servos, réservoir, etc. En effet, il est toujours rageant de devoir arrêter la construction d’une aile parce qu’il manque le train rentrant ou tout simplement une paire de renvois d’angle pour la commande des ailerons. En général et pour corser le tout, l’accessoire manquant est souvent introuvable chez votre revendeur. Il faut donc bien s’assurer d’avoir l’ensemble des pièces pour éviter ces petits désagréments qui vous font perdre du temps mais surtout, qui risquent de vous arrêter dans votre élan. Vous pouvez alors facilement sombrer dans la tentation de construire un autre modèle en attendant la pièce nécessaire au premier, c’est la spirale infernale qui recommence, attention !

4. Commencer par le moins intéressant

Bon, vous êtes plus que décidé à terminer votre Corsair, il ne vous manque rien et pour vous faire plaisir, vous commencez la construction par le fuselage car vous aimez çà. Grosse erreur car si vous attaquez par le fuselage, inconsciemment vous terminerez la construction par la partie la moins attirante et vous risquez de traîner les pieds pour achever votre modèle. Après tout c’est un loisir, on n’est pas au boulot et pourtant le Corsair n’avance plus. Personnellement, je n’aime pas fabriquer les empennages et c’est souvent par-là que je commence la construction de mes modèles (vive les ailes volantes !). Ce conseil découle simplement d’un constat fait après plusieurs discussions avec d’autres modélistes. Et puis, lorsqu’on a fini le travail le moins intéressant, on se sent plus à l’aise pour poursuivre la construction du modèle.

5. Diversifier les chantiers

L’expérience montre également q’un grand chantier n’est utile que pour construire de grands avions. 2 m carrés de surface c’est bien, mais si vous construisez un petit modèle, le reste du chantier se retrouve très vite recouvert d’un tas de bricoles très envahissantes. Vous remarquerez au passage que toutes ces bricoles sont là uniquement pour dissimuler votre outil préféré et il vous faudra de longues minutes pour remettre la main dessus : temps perdu ! Je vous conseille plutôt de prévoir différents chantiers dont la taille sera adaptée aux éléments en cours de construction : la dérive et le stabilisateur sur une planche, un autre chantier pour l’aile gauche, etc. L’autre avantage réside dans la possibilité d’attaquer en simultané ou en décalé (temps de séchage oblige) l’assemblage des différentes parties de l’avion. On évite ainsi de bloquer le chantier principal sous prétexte que tel ou tel autre collage n’est pas sec. Et puisque l’on parle de collage, rentrons un peu plus dans le vif du sujet.

6. Utiliser la colle rapide

Nous avons à notre disposition une multitude de colle de différentes qualités présentant des résistances et des temps de prise différents. Je n’hésite pas à utiliser couramment la colle cyano pour mes collages balsa/balsa. On gagne un peu sur le poids de la structure mais surtout sur le temps de prise quasi instantané. Pour les collages plus délicats : couple moteur, clés d’aile, j’utilise de la colle à bois (prise rapide en 15 minutes) ou de la colle époxy 5 min. Pour les collages importants tel que le couple moteur où les jonctions par clés d’ailes, je préfère passer 15 minutes à bien préparer mon système de bridage que d’utiliser une colle à prise lente sous prétexte qu’une grande précision est demandée. Dites-vous bien que si vous utilisez ce type de colle pour pouvoir garder la possibilité de rectifier un collage ou bout de trente minutes, c’est que les pièces à assembler auront bougé et, elles bougeront encore avant que la colle ne prenne !

7. Planifier les tâches.

On rencontre toutefois des collages nécessitant un bridage plus long dû aux contraintes de déformations des pièces (panneaux de coffrage courbés). Il devient alors judicieux de planifier un peu son travail pour réaliser tous les collages « longs » en fin de séance. On profite ainsi de la nuit pour retrouver le lendemain un assemblage prêt à être manipulé. Il est possible également de planifier plus précisément l’assemblage d’un modèle. Pour cela, on commence par établir le planning des séances passées à l’atelier : dates et heures. Il reste alors à compléter ce planning avec les différentes tâches à réaliser en tenant compte bien sûr de la durée prévue pour réaliser ces tâches. Bien sûr une expérience dans la construction est nécessaire pour estimer le temps mis pour tel ou tel assemblage. Mais ce planning permet déjà de voir où l’on va, on se fixe ainsi des objectifs qu’il reste à atteindre dans les délais. On peut également se fixer une date pour l’achèvement du modèle : exposition du club, date anniversaire comme celle du premier vol de l’avion grandeur. Les idées ne manquent pas et le principal est de se fixer clairement des objectifs à atteindre.

8. Ajustement entre les pièces

Au risque de faire bondir les puristes et les érudits de la construction, je ne suis pas trop pour une superbe finition de la structure d’un appareil. N’oublions pas que 99 fois sur 100, la structure est destinée à être entoilée et tous les beaux ajustages disparaissent sous la finition. On peut donc facilement gagner du temps en augmentant les marges de tolérance sur les ajustages entre les différentes pièces. Attention, certaines parties de la structure soumises à des efforts importants nécessitent toutefois des ajustages très précis. En choisissant judicieusement un balsa tendre, on limite également le temps consacré au ponçage de la structure.

9. Finition rapide

Lorsque l’on peut éviter un travail de peinture, on gagne déjà énormément sur le temps consacré à la finition. En ce qui concerne les films d’entoilage plastique ou toilé, il existe suffisamment de teintes différentes pour combler la majorité des besoins. Par contre, si l’étape peinture ne peut être supprimée, on essayera, dans la mesure du possible, de peindre le soir pour laisser sécher durant la nuit.

10. Ranger ces outils

Autre constat après quelques années de construction dans mon atelier : il est impératif de ranger soigneusement ses outils. En effet et vous l’aurez également constaté, on peut perdre énormément de temps à chercher l’outil adéquat au moment venu. Et bien souvent, tous les autres outils sont disponibles sous les yeux sauf celui voulu. Cela implique également une discipline à suivre dans le rangement des outils après chaque utilisation. De plus, si l’ensemble du matériel est disponible sous la main, on gagne encore du temps en évitant les déplacements inutiles.

Conclusion

Ces quelques conseils découlent surtout du bon sens. L’expérience montre également qu’il faut éviter au maximum toutes sources perturbatrices risquant de briser votre élan constructif. Enfin beaucoup de persévérance et un peu d’auto discipline sont les maîtres mots pour mener à bien votre projet dans un délai imparti. En espérant que ces quelques conseils vous seront utiles, bonne construction et bons vols !

Mardi 15 Novembre 2005
Laurent Buissyne



Commentaires articles

1.Posté par guigui le 21/04/2007 09:40
bonjour, j'ai bien lu votre page ,et j'aimerais constriure le papivole du n°41. Mais j'aurais besoin de la liste complête des matériaux(radio bois conseillé...)
davance merci


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